

La santé de l'enfant
Principes de précaution concernant la santé des enfants
Prendre rendez-
Le dossier médical vous sera présenté par le pédiatre de l'orphelinat au moment de la rencontre avec l'enfant,
Pour les examens réalisés sur l'enfant, il faut prendre en compte le fait que les moyens de diagnostic ne sont pas les mêmes qu'en France,
Au moindre doute, ne pas hésiter à contacter son médecin en France ou demander à voir un autre médecin sur place,
Et surtout, malgré les émotions, il vous faut garder la tête froide, être vigilant et prendre du temps pour la réflexion.
Extraits des journées de formation sur la prise en charge médico-
Les critères a minima d’un dossier de santé de l’enfant :
Existence ou non d’un dossier de l’enfant, il n’y a souvent rien
Carnet ou trace de vaccination
Test sérologique dans le pays d’origine
Énumération ou trace de formule sanguine
Historique du développement de l’enfant (poids, taille de naissance, périmètre crânien)
Qui délivre l’information ?
Les questions à poser Dr. de MONLEON (Pédiatre – Anthropologue)
Il s’agit des questions que doivent se poser les candidats à l’adoption internationale.
1) Est-
Dossier administratif complet ? ne pas être gêné par les formalités
Trousse de médicament pour l’enfant
Aliment pour l’enfant
Matériel de soin, vêtements
2) Anticiper sur ses limites de l’adoption
Qu’est on prêt à accepter ou non quand à l’état de santé plus ou moins grave d’un enfant
Quelle types de problèmes est on prêt à assumer ?
3) Se protéger soi même.
Médicaments des parents sur place
Vaccination à jour (être vacciné contre l’hépatite B pour éviter une contamination au contact d’un enfant)
Produits d’hygiène, contre les moustiques, et solaire
Se préparer à une période difficile
4) Chercher à connaître l’histoire de son enfant
Connaître l’origine de son enfant,
Les antécédents médicaux et la qualité du Nursing (la chaleur humaine)
Les conditions de la séparation (il avoue être critiqué sur ce point par d’autres professionnels)
Ne pas entacher l’adoption de secret, en parler très vite (dès le premier biberon)
5) Connaître, aimer, respecter le pays de son enfant, mais le laisser à sa place
6) Préparer l’accueil de son enfant au retour
Préparer la nouvelle vie, et la garde de l’enfant
Préparer l’entourage, et conseiller des lectures aux grands parents
Ne pas s’isoler
Ne pas penser que tout ira bien
Ne pas tout rapporter à l’adoption
Conclusion : Le médecin doit dépasser son rôle de soignant pour s’occuper du bien être global de l’enfant
Propositions au cours du débat :
Un grand chantier : la réflexion sur la scolarité et l’insertion des grands enfants dans l’enseignement
Ne pas parler de la séparation, mais « des séparations » et faire attention aux ruptures que les systèmes ou les professionnels peuvent générer (Joëlle Lemieux : le nombre de ruptures augmente le risque d’échec)
Hépatite B : le réel problème en adoption internationale.
La fiabilité des tests est discutable mais il faut penser aussi à la contamination mère enfant lors de l’accouchement : dans ce cas les bébés seront « faussement négatifs » dans un premier temps.
De même pour toute autre contamination récente, la contamination pouvant se faire à l’orphelinat par exemple.
Il est conseillé de refaire la sérologie de l’hépatite B chez tous les enfants même si cette sérologie était négative (contamination récente) et même chez les enfants vaccinés, car la contamination a pu se faire avant la vaccination.
Le malade doit être détecté de façon à ne pas faire progresser cette contagion dans le milieu familial (échange de brosse à dents).
La carence en fer
Les conséquences de celle-
Les parasites dans les selles
Il s’agit de giardases ou ambliases très fréquents et très sous estimés.
Conseil : un traitement systématique avec du Flagyl pendant 5 jours.
La syphilis
Conclusions : le bilan clinique ne suffit pas. Plus « l’enfant est jeune plus il est à risque » pour des pathologies telles que le retard psychomoteur ou une fœtopathie de mère alcoolique car ces pathologies ne sont pas toujours détectables lors du bilan.
Quel bilan demander ?
La surveillance médicale des enfants -
Le docteur Choulot présente sa consultation au CHU de Pau (Drs Choulot, Carbonnier, Guérin)
1 Quel bilan demander ? :
Poids, taille, Périmètre Crânien avec courbe de développement et l’histoire nutritionnelle :
La courbe de croissance met en évidence les séquelles de dénutrition des 6 premiers mois.
Si cela est possible l’histoire de la grossesse (rubéole, toxoplasmose..). Les erreurs sur l’age peuvent conduire à parler à tort de puberté précoce.
Les conditions de l’adoption
Examens clinique :
le développement psychomoteur L’organisation de la scolarité
Les inquiétudes (troubles du sommeil.. épisodes de boulimie..)
Les maltraitances et abus sexuels
L’hospitalisme (séquelles neuropsychiques)
Les troubles de l’attachement
L’hyperactivité et les troubles du comportement, le retard scolaire.
2 Les différentes pathologies :
La fœtopathie de mère alcoolique (pays de l’Est) difficile à diagnostiquer chez les petits.
L’Hépatite B
Les dermatoses et les carences : La gale et les poux le rachitisme et les carences en fer.
Dépistages du HIV, de la syphilis, de la tuberculose et des parasitoses.
les vaccinations : on peut refaire un dosage des anticorps.
Bilan : NFS…différentes maladies à vérifier (drépanocytose, thalassémie.)
Intervention du Pr. Gendrel
Les enfants venant d’Europe
L’hospitalisme
La fœtopathie éthylique
Le rachitisme et les carences en vitamine D
La carence en fer
Les parasitoses
La syphilis
L’hépatite B
Fente labio-
L’examen clinique :
Les examens sensoriels
Les examens mettant en évidence la malnutrition (rapport périmètre brachial sur périmètre crânien) Il y a malnutrition si le rapport est inférieur à 0,29mm
L'âge osseux. Radiographie du poignet gauche.Mais les courbes de croissance sont françaises.
Examens de laboratoire :
NFS, parasitologie des selles avec recherche de giardia. Les transaminases et les phosphatases alcalines. Le VIH.
Prévoir un rattrapage vaccinal.
Pour l’IDR attendre la renutrition complète.
Pour renourir les enfants carencés prévoir un lait sans lactose du fait de l’atrophie des villosités intestinales.
Du lait type Diargal, des yaourts et de l’huile végétale.
Le développement psychomoteur et staturo-
Tout d’abord, chaque enfant est différent (hétérogénéité)
La croissance de l’enfant sera différente, suivant le pays d’origine mais aussi selon le régime alimentaire. Pour la puberté par exemple on parle « de poids starter » à partir duquel les cellules graisseuses fabriquent des neuromédiateurs.
On estime cependant que 10% des petites filles adoptées après 4 ans feront une puberté avancée dont la cause est due à un changement brutal de régime alimentaire.
La surveillance de la croissance : L’enfant a « 3 âges » :
L’âge civil : c’est l’âge réel par rapport à la date de naissance (si ce n’est que dans certains pays comme Madagascar on compte l’âge à partir de la conception donc on rajoute 1 an)
L’âge statural : c’est l’âge qui correspond à une taille moyenne, aux courbes.
L’âge osseux ; déterminé par la radiographie qui met en évidence suivant une échelle précise l’état de l’avancement de la croissance osseuse. (d’ou limites liées à l’interprétation)
Exemple : une petite fille adoptée à 6 ans
Âge Civil : 6 ans
Âge statural : 5 ans et demi
Âge osseux : 5 ans.
L’enfant arrive dénutrie et 6 mois plus tard, on observe :
AC=6,5 ans
AS=6,5 ans
AO=7 ans.
La puberté avancée
Normalement la puberté a lieu à 12 ans -
En Inde le poids « starter » de la puberté est plus bas : 39 kilos
Donc un enfant indien élevé dans des conditions favorisées atteindra plus vite ce poids et la puberté aura lieu plus tôt. Le traitement se fera s’il y a une indication psychologique
Il faut surveiller de façon scrupuleuse la taille surtout dans la première année.
Le développement psychomoteur :
Là aussi grande hétérogénéité des études et des populations d’enfants
Voir quelle est l’histoire périnatale et l’histoire familiale de l’enfant : le nombre de référents, si l’enfant a été ballotté, les conditions d’hébergement et les soins. Les sévices.
Les conditions du premier contact sont très importantes.
A l’examen clinique :
Quels sont les retards psychomoteurs et les acquisitions motrices ?
Les stéréotypies.
Le « vagabondage affectif », l’indifférence de l’enfant.
La taille, le poids et le périmètre crânien.
Les examens para-
Cas de « l’autisme roumain » et de l’hospitalisme.
Les séquelles de l’hospitalisme, pourront être : un retard d’acquisition majeur et un retard psychomoteur. Une indifférence.
Le s troubles de l’attachement : cas d’un enfant ballotté qui pourra présenter des périodes d’oppositions et de provocations.
Le syndrome alcoolo-
Les enfants présentent un faciès particulier et différents stades de séquelles.
Le « syndrome de l’aéroport de Bogota ». L’histoire « d’avant » est douloureuse et entraîne une perte de confiance de l’enfant envers les adultes. L’enfant est dans la provocation incessante. A l’arrivée après le voyage en avion, l’enfant change totalement d’attitude après avoir retrouvé la confiance.
Il ressort que le développement psychomoteur est très dépendant de l’histoire périnatale et de l’histoire familiale de l’enfant, du nombre de réfèrent, des conditions du premier contact, et des conditions d’hébergement de l’enfant.
Le comportement parental compte beaucoup.
Les troubles de l’attachement :
C’est la difficulté de nouer des liens solides.
C’est un problème d’adaptation sociale. L’enfant a des besoins excessifs d’amour.
L’enfant a été soumis à des relations douloureuses, il cherche en lui même les sources de plaisir. Les adultes deviennent interchangeables.
C’est l’enfant lui même qui devient un obstacle à l’élaboration d’un projet de vie avec des substituts parentaux. Car il essaye d’éviter la douleur du rejet.
Devant quels signes s’inquiéter ?
Nécessité de connaître les antécédents
Ce qu’on en fait soi-
Tout enfant abandonné souffre et a souffert.
En institution il y a plus de risques de carences.
A l’étranger, on sait peu de choses, ce qui fait le lit des fantasmes.
Tout enfant n’est pas adoptable et tout n’est pas réparable.
Les parents doivent être préparés aux difficultés qu’ils peuvent rencontrer ;
Il est important qu’il y ait des lieux de consultation et des lieux de parole.
Quand l’enfant a perdu la confiance « dans le monde » il sollicite le monde en cherchant à le détruire.
Il faut donc aider l’enfant à renoncer à détruire le monde et à rechercher des limites.
FIN DES EXTRAITS .
Voici quelques adresses et sites de pédiatrie à consulter .
Professeur GENDREL Pédiatre, Chef du service de Pédiatrie Générale de l’Hôpital Saint-
Professeur GOLSE Pédopsychiatre psychanalyste, Chef du service de Pédopsychiatrie de l’Hôpital Necker enfants Malades.
Docteur ZEISSER (Responsable Santé d’E.F.A.)
Consultation Médico Psychologique
Peuvent être consultés au COFI – CMP , 20 rue de Dantzig, 75015 PARIS, Tél.: 01.53.68.93.46
les : Docteur. LEVY-
Hépatite : Dr Florence Lacaille -
E mail : (répond systématiquement et rapidement à toutes les questions surtout si vous précisez que c'est urgent).
Consultations spécialisées dans l'accueil des enfants adoptés, Bilan à l'hôpital,
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-
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1 Hôpital d'enfants CHU du Bocage
10 Bd Maréchal de Lattre de Tassigny 21000 Dijon Tel : 03 80 29 33 59
Service de maladies infectieuses et médecine tropicale.
Il y en a à St Vincent-
à Armand Trousseau (service de pédiatrie générale 01 44 73 60 10)
et à l'hôpital Necker enfants malades (01 44 48 17 42).
Pour les familles qui ne connaîtraient pas la région parisienne:
On peut chercher par service, hôpital ou nom de médecin -
1) Courbes de croissances
http://www.femiweb.com/pediatrie/courbes/frameset_courbes.htm
2) Interprétation des dossiers médicaux en Russie (site traduit de l'anglais)
Puis cliquez sur l'onglet : "Our services"
http://www.russianadoption.org
Site américain (aller dans russian adopt medical services discussions -
3) Santé des enfants en Europe de l'est (site en anglais)
http://www.eeadopt.org/home/preparing/medical/medical_hlth/index.html
http://www.quebecadoption.net/
(Il faut cliquer sur le logo : "Québecadoption.net" puis cliquer sur "santé")
http://www.orphandoctor.com (site en anglais)
http://www.orphandoctor.com (traduction)
Différentes maladies sont répertoriées et il y a aussi un exemple d'un dossier médical russe
http://www.nofas.org et http://www.safera.qc.ca
Sur les problèmes liés à l'alcool sur le foetus
http://www.meanomadis.com/Content/index.asp
Site extrêmement bien fait avec pour rédacteurs des pédiatres.
Jean-
La MAI a également un site santé http:// www.diplomatie.gouv.fr « en savoir plus » santé et adoption
Il Existe aussi un groupe de discussion sur yahoo -
Tableau récapitulatif des vaccinations à faire
Important -
quand vous revenez en France afin d’avoir une meilleure connaissance de la santé de votre enfant.
2 mois
DTCP (Diphtérie, Tétanos, Coqueluche, Poliomyélite)
Haemophilus
Hépatite B
3 mois
2ème injection de DTCP
Haemophilus
Hépatite B
4 mois
3ème injection de DTCP
Haemophilus
12-
ROR (Rougeole, Oreillons et Rubéole)
16-
1er rappel de DTCP
1er rappel de Haemophilus
3 à 6 ans
ROR 2ème vaccination
A 6 ans
2ème rappel DTP
ROR : vaccination de rattrapage si les enfants n'ont pas été vaccinés plus tôt
BCG si la vaccination n'a pas été faite durant l'enfance
11 à 13 ans
3ème rappel DTP
2ème rappel Coqueluche
Hépatite B si la vaccination n'a pas été faite durant l'enfance
16 à 18 ans
4ème rappel DTP
Rubéole pour les jeunes filles non vaccinées (sous contraception efficace)
Après 18 ans
Rubéole pour les femmes non vaccinées (sous contraception efficace)
TP tous les 10 ans
Si vous avez pris du retard dans une ou plusieurs vaccinations, il n’est pas toujours nécessaire de recommencer tout le programme des vaccinations imposant des injections répétées. Il suffit de reprendre le programme au stade ou vous l’avez interrompu et de compléter la vaccination suivant le nombre d’injections nécessaires.
Le carnet de santé vous aide à tenir à jour le calendrier de vaccinations de votre enfant. Il constitue la mémoire médicale de son état de santé. Il pourra vous être réclamé notamment lors de l’entrée de votre enfant à la crèche ou à l’école.
Votre médecin de famille va être amené à effectuer le premier examen médical de votre enfant. Cet examen doit donc être particulièrement attentif.
Pensez à :
Hépatite B, taux moyen de contamination de 10 %.
Tuberculose de 3 à 10% ; recherche systématique par IDR
HIV, (en fait plutôt rares)
anémie fréquente, souvent carentielle mais rechercher une hémoglobinopathie
La fœtopathie éthylique
La carence en fer
Les parasitoses
La syphilis
Le rachitisme et les carences en vitamine D
rattrapage souvent satisfaisant des retards de croissance staturo-
retards du développement psychomoteur
puberté précoce des petites filles surtout celles adoptées entre 4 et 9 ans, déclenchée probablement par la modification nutritionnelle
L’examen clinique :
Les examens sensoriels
Les examens mettant en évidence la malnutrition (rapport périmètre brachial sur périmètre crânien) Il y a malnutrition si le rapport est inférieur à 0,29mm
L’âge osseux. Radiographie du poignet gauche. Mais les courbes de croissance sont françaises.
Examens de laboratoire :
NFS, parasitologie des selles avec recherche de giardia. Les transaminases et les phosphatases alcalines.
Autre
infections bactériennes et parasitaires intestinales fréquentes, gale, plus rarement le paludisme, voire exceptionnel mais grave : polio, diphtérie
Chez un nourrisson de moins de 3 mois, pensez aux :
dépistages systématiques qui n'ont peut-
aux sérologies des maladies à risque de foetopathies (rubéole, toxoplasmose)
Bilan biologique :
Sérologies (hépatite B, HIV, syphilis)
NFS
si anémie : fer sérique, ferritinémie, électrophorèse de l'Hb
IDR à la tuberculine
copro et parasito des selles
Hépatite B :
• rattraper le calendrier vaccinal français en pensant au vaccin contre l'hépatite B
Chez la petite fille :
• vérifier poids et taille tous les 2 mois la 1ère année et mesurer l'âge osseux en cas d'accélération